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samedi, Sep 19 2015

Le 10ème festival culturel national des Aïssaoua de la ville de Mila a été clôturé en beauté, jeudi soir, avec un concert haut de gamme du groupe constantinois Errachidia.
Sous la direction du maestro Cheikh Azzouz Bouabid, une heure et demi durant, la troupe a crée une atmosphère d’allégresse, mêlée au mysticisme, dévoilant un héritage impressionnant de l’art Aïssaoui constantinois, dans une soirée mémorable, marquée par une extraordinaire fusion avec le public, présent à la maison de la culture.

samedi, Sep 19 2015

Les orchestres symphoniques d’Autriche, de Suède et de République Tchèque ont successivement ravi jeudi le public du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA) à travers  trois concerts  dédiés exclusivement aux instruments à cordes et des interprétations marquées par la rigueur académique.
Dans le cadre du 7e Festival culturel international de musique symphonique, ouvert le 12 septembre à Alger, les trois formations européennes ont présenté un florilège d’œuvres célèbres, écrites par de grands noms de la musique universelle.
Le «Concilium Musicum Wien», orchestre à cordes représentant l’Autriche et ses sept musiciens ont exécuté sept pièces, permettant aux mélomanes présents de redécouvrir le génie créatif de Joseph Haydn (1732-1809), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), J.P.Angerer (un nom étroitement lié à l’histoire de la création de l’orchestre) et Franz Lehar (1870-1948).
Christoph Angerer au violon alto, la cantatrice Heidi Manser, soprane à la voix suave, et le baryton Georg Lehner, au timbre vocal présent, soutenus par la pureté de l’orchestration, ont brillé de virtuosité et de maîtrise de l’instrument, ainsi que par de belles ouvertures du champ vocal dans des interprétations aux tessitures étendues.

vendredi, Sep 18 2015

La bibliothèque du musée public national d’archéologie Cirta de Constantine vient d’être entièrement rénovée et ses rayonnages mieux agencés, a-t-on constaté mercredi.
De nombreux livres parmi les 20.000 conservés dans cette bibliothèque qui compte, selon sa directrice, Keltoum Daho-Kitouni, des œuvres d’art anciennes et des ouvrages rares en matière d’histoire et d’archéologie, ont été restaurés, notamment par la reprise des reliures abîmées.

vendredi, Sep 18 2015

Le stand de l’artisan-tisserand Larbi Abderrafik, originaire de Tlemcen, spécialiste du «mensoudj», l’étoffe servant à confectionner la traditionnelle Chedda tlemcenienne, est sans conteste l’attraction n° 1 de la semaine de l’artisanat ouverte jeudi à Constantine.
Organisé au Palais de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa, dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe», le salon qui se tient à cette occasion attire de nombreuses constantinoises en quête de nouvelles idées pour perpétuer leur élégance.
Des femmes, a-t-on observé, très attentives, examinant la large palette des coupons de mensoudj, admirant le doré, l’argenté et les couleurs de ces soieries et appréciant, admiratives, la douceur que confère le tissu au toucher.
Entre deux potentielles clientes, Larbi prépare son métier à tisser en bois pour lancer sa nouvelle confection en «live», au bonheur des visiteurs (des visiteuses, surtout), ravis de découvrir un artisanat constituant un pan important de l’identité de la capitale des Zianides.
La passion au bout des fils
Avec des gestes habiles et très assurés, le maître-artisan actionne les lisses en soie à l’aide de deux pédales et fait monter et descendre les fils de chaîne devant un groupe de femmes, véritables «fans» des belles étoffes.
«Cela fait vingt-sept ans que je pratique ce métier», précise ce quadragénaire à l’APS, affirmant avoir appris le métier dans les «derbs» de la vieille ville «Agadir» de Tlemcen. Tout en évoquant son parcours dans l’art de la soie, Larbi fait passer le fil de trame entre les fils de chaîne, à droite puis à gauche, à l’aide d’une poignée en bois.
«Il y a 3.840 fils blancs en soie sur ce métier à tisser, et dans quelques jours, ils vont donner un coupon de trois mètre et demi», lance fièrement le tisserand tout en tassant le fil de trame dans un geste fluide. Ancien parmi les plus anciens dans ce métier artisanal dans la perle du Maghreb, Larbi souligne «l’importance d’un bon approvisionnement en matière première». La qualité du fil est «primordial car c’est de ce fil que dépend le résultat du tissage, comme vous pouvez le voir», tient-il à préciser.
Joignant le geste à la parole, l’artisan exhibe avec fierté sa production: un coupon dont la couleur semble changer au reflet de l’éclairage. «Il est très prisé à Tlemcen», souligne-t-il à l’adresse du groupe de femmes qui suit, les yeux écarquillés, l’œuvre de l’artisan.

lundi, Sep 14 2015

Le 10ème festival culturel national des Aïssaoua s’est ouvert dimanche soir à la maison de la culture Moubarek El-Mili de Mila sous le slogan ‘‘la dimension arabe de l’art Aïssaoui’’.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a mis en exergue le rôle des confréries Aïssaoua dans la préservation de l’identité nationale, avant de souligner la ‘‘quintessence spirituelle’’ de cet art ancestral
Il a également appelé à œuvrer à ‘‘atteindre le plus haut niveau de professionnalisme’’ dans l’organisation des événements culturels, insistant sur ‘‘l’importance d’archiver et de conserver les conférences prévues dans le programme de ce festival’’.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, deux cheikhs de la Tariqa Aïssaoua de Tlemcen et d’Annaba ont été honorés sous les applaudissements d’un public très nombreux.
Le wali de Mila, Madani Fouatih Abderrahmane a honoré  le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi pour ses £uvres qui, a-t-il estimé, ont ‘‘contribué à la promotion de la culture et de la créativité littéraire’’.
Quinze (15) troupes venues de quatorze wilayas du pays animeront les soirées de cette 10ème édition du festival, en plus de la programmation de trois (3) conférences, prévues au siège de la radio locale.
La soirée d’ouverture a été animée par la troupe Aïssaoua El Jazoulia de Tlemcen qui a suscité  l’admiration du public pour ses chants particulièrement envoûtants.
Le 10ème festival culturel national des Aïssaoua se poursuivra jusqu’au 17 septembre prochain.

lundi, Sep 14 2015

L’Espagne, l’Afrique du Sud et la Russie ont animé successivement dimanche à Alger la première soirée du 7e Festival culturel international de musique symphonique.
La soprane Sara Rosique, le pianiste Juan Escalera Pena et le guitariste Alberto Plaza, formant le «Trio Espagne», ont été les premiers à monter sur la scène du Théâtre Maheddine-Bachetarzi (TNA), offrant au nombreux public présent un programme aux parfums de l’Andalousie, fait d’une vingtaine de pièces.
Le «Trio Espagne» a repris, 45mn durant, les œuvres de grands compositeurs espagnols, à l’instar de M.Salvador,  M.De Falla, P.Luna, E.Arrieta, F.A.Barbieri et J.Turina.
Le public, savourant chaque instant du récital, a pu également apprécier «Concert de Aranjuez», célèbre pièce de  J.Rodrigo et découvrir Fréderico Garcia Lorca, le poète et le compositeur, le temps d’une chanson intitulée «Sevillanas Del Siglo XVII» (Sevillane du XVII siècle) brillamment interprétée par Sara Rosique.
Dans une autre ambiance, l’orchestre à cordes sud-africain «Mzansi Strings Ensemble» a présenté, pendant une demi-heure, une dizaine de chansons puisées en partie dans l’Ionien Soiaty (Soweto), genre musical traditionnel sud-africain. Parmi les pièces interprétées, de belles reprises de Brenda Fassie et Miriam Makeba.
Six violonistes et une violoncelliste qui donnait la ligne de basse et la structure harmonique en mode majeur (faite pour la plupart des pièces d’une boucle composée de l’accord tonal, de celui de la quarte suivi de celui de la quinte), tous dirigés par Arthur Matlhatsi, également au violon, ont transmis la bonne humeur à l’assistance dans des atmosphères rappelant le Gospel. 
La troisième partie de la soirée, restée dans l’ambiance des instruments à cordes, a été marquée par un retour à la rigueur académique, à travers la prestation de l’Orchestre symphonique de Saint-Pétersbourg, dirigé par le maestro Sergeï Stadler, également au violon.
Dix sept instrumentistes à cordes, répartis en quatre pupitres (premiers violons, violons alto, violoncelles et contrebasse), ont présenté une dizaine d’œuvres des compositeurs italiens, Luigi Boccherini (1743-1805), Alessandro Rolla (1757-1841) et Niccolô Paganini (1782-1840).
Ouvert samedi soir par un récital de l’Orchestre symphonique national (OSN) sous la direction d’Amine Kouider et les ténors Benabdellah Yanis (Maroc), Lagha Hamadi (Tunisie) et Ragaa Eldin (Egypte), le 7e Festival culturel international de musique symphonique se poursuit jusqu’au 19 septembre avec la participation d’orchestres de 19 pays.
Des masters-class sont organisés en marge de cet évènement musical qui reçoit la Tunisie comme invité d’honneur. La soirée du lundi sera animée par des musiciens d’Italie, de Belgique et de France.

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